Fibromyalgie – Qu’est-ce que c’est, quels sont les symptômes et comment cela affecte-t-il la qualité de vie des individus

Dans le passé, les plaintes relatives à une douleur généralisée et à un malaise mal défini étaient négligées et souvent considérées «uniquement» comme une conséquence de problèmes émotionnels.
Ainsi, le manque d’informations et les préjugés ont accru les souffrances de certaines personnes et ne favorisent pas l’émergence de stratégies thérapeutiques visant à améliorer leur qualité de vie.

C’est à partir des années 1980 que la fibromyalgie a commencé à être mieux étudiée, puis des critères de diagnostic ont été établis pour aider à identifier ce syndrome. Actuellement, le concept de fibromyalgie est défini par une maladie complexe et chronique englobant la douleur musculo-squelettique, la fatigue, le malaise généralisé et les troubles du sommeil. La douleur est intense, présente depuis au moins trois mois et affecte les muscles, les ligaments et les tendons dans au moins 11 des 18 points normalisés.

Les enquêtes internationales indiquent une prévalence de 1 à 5% dans la population générale. Les études menées dans la population brésilienne indiquent une prévalence d’environ 10% et mettent en évidence l’influence de facteurs socio-économiques pouvant justifier ce taux élevé. Environ 80% des cas de fibromyalgie correspondent à des femmes.

Le terme fibromyalgie vient de «fibro» (tissus fibreux tels que tendons et ligaments), «mi» (muscles) et «algia» (douleur).
Contrairement à l’arthrite, la fibromyalgie ne provoque pas de douleur articulaire ni d’enflure, mais la douleur se compose des tissus qui entourent les articulations, la peau et d’autres organes de tout le corps.

Les symptômes les plus courants sont:

  • douleur corporelle généralisée pendant au moins trois mois;
  • mauvaise qualité de sommeil;
  • fatigue, perte d’énergie et diminution de la résistance à l’exercice physique;
  • colon irrité (diarrhée alternant avec constipation) et autre dysfonctionnement intestinal;
  • picotements et engourdissements dans les bras, les jambes, le visage et surtout dans les mains et les pieds;
  • dépression chronique et anxiété;
  • mal de tête (mal de tête);
  • sensation d’articulations enflées;
  • raideur musculaire.

La dépression et l’anxiété sont les affections psychologiques les plus souvent associées à la fibromyalgie. La douleur est perçue comme un signe d’alerte dans le corps, montrant que quelque chose ne va pas bien. Quand on éprouve ce sentiment, on ressent l’anxiété et toutes les manifestations psychologiques et physiologiques correspondantes.
Dans la douleur chronique, cet état psychique est intense et accompagne l’individu pendant de nombreuses années et peut même générer une certaine anxiété ou une dépression. Il semblerait que cette situation s’aggrave de manière significative lorsque le patient s’adresse à divers professionnels sans obtenir un diagnostic précis, ce qui se produit dans de nombreux cas de fibromyalgie.

Ce syndrome peut également entraîner des changements importants dans la vie sociale, affective et professionnelle des individus, car les interactions sociales diminuent, le travail est altéré et les aspects cognitifs tels que l’attention et la motivation sont réduits. À cet égard, la fibromyalgie place le patient beaucoup plus prédisposé à la dépression.

Les émotions ne sont pas seulement perçues comme les conséquences de cette image de douleur chronique, elles peuvent également servir de rétroaction à la douleur. Étant donné que la personne atteinte du syndrome présente ces phénomènes psychiques et comportementaux, sa qualité de vie s’en trouve altérée et elle ne ressent que la douleur de sa vie, ne déposant pas son énergie dans des expériences plus positives et enrichissantes.

Les causes

Bien que son étiologie ne soit pas encore complètement comprise, un grand nombre de recherches a émis des hypothèses sur les causes de la fibromyalgie. Une partie de cette recherche soutient que le développement du syndrome se produit toujours après l’exposition d’un individu prédisposé à un type de traumatisme (par exemple, un accident ou une maladie grave). D’autres études suggèrent qu’il existe une influence génétique significative qui rend les femmes plus susceptibles au syndrome.

Des recherches utilisant des techniques de neuroimagerie ont émis l’hypothèse que la fibromyalgie pourrait être associée à des défaillances de l’équilibre des neurotransmetteurs dans le système nerveux central plutôt qu’à des problèmes musculaires dans les régions périphériques du corps. Soutenant toujours cette dernière hypothèse, une étude a montré qu’un neurotransmetteur qui signale au cerveau une poussée de douleur est trois fois plus important chez les patients atteints de fibromyalgie.

Loading...

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *